Le Maroc accompagne ma vie depuis plus de vingt ans.
J’y retourne régulièrement, avec des amies, avec mon époux, avec mon enfant. Chaque voyage est une redécouverte, une immersion, une reconnexion.
Tout m’y nourrit : la cuisine généreuse, riche en épices et en couleurs, la beauté saisissante et contrastée des paysages, la gentillesse simple et lumineuse des gens.
Mais ce qui me touche au plus profond, ce qui nourrit ma création, c’est l’artisanat local, brut, sans artifice.
Un artisanat né du quotidien, du climat, des besoins, de la vie.
Et au cœur de cet artisanat : la culture berbère.

I’d start my day by checking email, Twitter, Facebook. Reading the “news”. I’d look at my to-do list and start working on something.
L’art du quotidien, la beauté du nécessaire
Dans les villages berbères, les objets ne sont pas décoratifs. Ils sont utiles, protecteurs, vivants.
La céramique, façonnée par les hommes, accompagne les gestes du foyer. Les tapis, eux, sont historiquement tissés par les femmes. Ces tapis ne sont pas des objets d’ornement.
Ils sont offerts en cadeau de mariage, servent de couche, réchauffent les habitations aux températures très changeantes. Ils racontent une vie, une transmission, une intimité.
Les femmes utilisent ce qu’elles ont : des laines récupérées de pulls, de couvertures, de textiles usés.
Elles transforment la matière en vibration.
Distractions aside, there was no real rhyme or reason to my workflow. The not-so-fun (but necessary) stuff kept getting neglected.

Les symboles, les couleurs, l’énergie féminine
Chaque tapis berbère est un langage. Les femmes y insèrent des symboles puissants, protecteurs, liés à la fertilité, à la famille, à la nature, à la spiritualité. Je suis profondément touchée par la force qui se dégage de ces créations.
On y ressent l’énergie des gardiennes du foyer : leur puissance, mais aussi leur douceur et leur vulnérabilité. Les couleurs vibrent, parfois brutes, parfois inattendues, toujours vivantes.
On ne tisse pas pour plaire.
On tisse pour protéger, pour transmettre, pour habiter le monde.
Les colliers d’ambre et d’argent
Autour du cou des femmes, les colliers d’ambre et d’argent racontent aussi une histoire.
Ces bijoux ancestraux, protecteurs, porteurs de symboles, sont à la fois talismans et parures.
Ils relient le corps, l’âme et la lignée.
Je les observe, je les dessine, je les réinterprète.
Je les agrandis parfois dans mes créations pour en révéler la puissance, la féminité, la présence.
Une terre rouge, des océans agités, la paix du désert
Mes séries autour des tapis et des colliers prennent racine dans cette terre rouge, dans la force de l’Atlas, dans la douceur des dattes partagées, dans la paix silencieuse du désert et la puissance des océans.
Le Maroc dégage une énergie riche, rayonnante, profondément nourricière.
C’est un pays qui relie.
À la matière.
À la couleur.
Au symbole.
À la transmission.
À l’essentiel.
Une inspiration qui devient création
Dans l’univers SAGUNA, cette inspiration devient artisanat d’art et médecine douce.
Je ne reproduis pas.
Je ressens.
Je transforme.
Je rends hommage.
À ces femmes tisseuses.
À ces gestes ancestraux.
À cette beauté née du nécessaire.
Le Maroc n’est pas une référence esthétique.
C’est une source vivante qui nourrit ma créativité depuis plus de vingt ans.
Et qui continue, à chaque voyage, à me rappeler l’essentiel : créer avec le cœur, avec la matière, et avec l’âme.
